La France est le premier pays consommateur de ces vidéos sous soumission chimique
Fin mars 2026, une enquête internationale publiée par CNN dans le cadre de sa série « As Equals » a révélé l’existence de communautés en ligne où des hommes partagent, diffusent et monétisent des contenus liés à des violences sexuelles commises sur des femmes, notamment lorsqu’elles sont endormies ou sous l’effet de substances.
Cette réalité fait écho à des affaires récentes en France, comme l’affaire dite de Mazan, qui a mis en lumière des viols commis au sein même du couple et dans un contexte de soumission chimique, viols monétisés sur la plateforme numérique Coco.
L’enquête, menée sur plusieurs mois, identifie des plateformes accessibles sur le web classique — dont Motherless — ainsi que des groupes privés sur des messageries comme Telegram. Les journalistes y ont documenté la circulation de milliers de vidéos qualifiées de “sleep content”, montrant des femmes inconscientes, filmées à leur insu pendant des agressions sexuelles. Ces vidéos avaient été classées avec des mots-clés comme « passedout » (= endormie) ou « eyecheck » (= vérification des yeux pour montrer que les femmes sont bien endormies), et ces références ont été bannies depuis le dossier de CNN.
Selon les éléments recueillis, certaines plateformes hébergeraient des volumes massifs de contenus de ce type. Plus de 20 000 vidéos associées à ces pratiques ont été identifiées sous différentes catégories et mots-clés. À elles seules, ces vidéos auraient généré environ 62 millions de vues en février 2026, puis plus de 81 millions en mars, illustrant l’ampleur et la rapidité de leur diffusion.
Et la France est le premier pays consommateur de ces vidéos…
L’enquête met également en lumière l’existence de véritables réseaux d’entraide entre agresseurs, une « académie du viol » mondiale. Sur des forums et groupes privés, des utilisateurs échangent des conseils détaillés sur les substances à utiliser, les dosages, ou encore les moyens d’éviter d’être détectés. Certains vont jusqu’à proposer à la vente des produits présentés comme des liquides “inodores et sans goût”, expédiés à l’international. Ils s’encouragent entre eux dans leur violence.
Dans certains cas, les violences sont monétisées. Des utilisateurs proposent des diffusions en direct d’agressions sexuelles contre paiement, souvent via des cryptomonnaies.
Plusieurs témoignages recueillis par CNN rappellent que ces violences s’inscrivent fréquemment dans un cadre intime. Des femmes découvrent, parfois des années plus tard, qu’elles ont été droguées et agressées par leur conjoint.

Selon l’Organisation mondiale de la santé, environ une femme sur trois dans le monde — soit près de 840 millions — a subi des violences physiques ou sexuelles au cours de sa vie, le plus souvent de la part d’un partenaire intime.
En 2022, 41 % des agressions ont eu lieu dans des lieux privés (dont 79 % au domicile).
L’alcool est le facteur principal qui facilite les agressions sexuelles car il est accessible, socialement accepté et altère fortement la vigilance, le consentement et la mémoire.
Les médicaments sédatifs sont impliquées (57 %), puis les substances non médicamenteuses comme la MDMA.
Les femmes et filles représentent 89 % de l’ensemble des victimes de soumission chimique vraisemblable et de vulnérabilité chimique. Dans près de la moitié des cas (43 % en 2022), l’auteur est connu de la victime. La menace est principalement dans notre sphère privée : « dans 82 % des cas, ça arrive dans la sphère amicale ou familiale » a indiqué la députée Sandrine Josso sur France Inter.
Des testeurs de substances existent, sous forme de bandelette, de touillette, de bracelet, etc pour constater la présence de substance psychoactive dans votre boisson.
Vous pouvez positionner une protection de verre anti-drogue ou « capote de verre » pour éviter que des substances soient glissées dans votre boisson.
Les symptômes ? Amnésie, fatigue importante, troubles du comportement, etc.
AMELI liste ces symptômes : somnolence dans la journée et troubles du sommeil, vertiges, pertes de mémoire, désinhibition, confusion, voire coma.
Les victimes se retrouvent dans un état d’anxiété.
En cas de consommation de psychotropes, la victime peut développer une addiction provoquée ou entretenue par l’agresseur. Ce dernier instaure alors une emprise sur sa victime.
Si, après une soirée ou au sein de votre couple vous avez ces symptômes, vous pouvez faire des prélèvements dans un laboratoire d’analyses médicales au plus vite (chaque heure compte pour recueillir un maximum de prélèvements) et dans les 48h maximum. Les résultats arrivent en 2 phases : une première sous 24-48h puis un bilan complet sous 3-4 jours. Ces analyses sont juridiquement recevables. Voir les laboratoires Inovie par exemple sur Béziers.
Le Centre de référence sur les agressions facilitées par les substances (CRAFS) rassemble sur sa plateforme de Santé Publique des informations sur les substances utilisées en soumission chimique, leurs délais de détection, les analyses et autre recueil de preuve.
Vous pouvez prendre contact avec leurs téléconseillers spécialisés (01.40.05.42.70 du lundi au vendredi de 9h à 13h et de 14h à 18h), déclarer en ligne pour un meilleur recensement des cas, prendre connaissance du circuit de prise en charge, ou encore participer à l’expérimentation Soumission Chimique.
Soumission chimique ou vulnérabilité chimique, quelle que soit la situation une victime n’est jamais responsable de son agression.
Loi n° 2018-703 du 3 août 2018 – art. 3. La consommation de substance psychoactive par la victime a lieu à son insu ou sous la menace. L’agresseur tire parti de la vulnérabilité particulière de sa victime en raison de son état de fragilité pour commettre des actes criminels ou délictuels contre elle.
114 (par SMS) : Numéro d’urgence pour les violences intrafamiliales et personnes sourdes ou malentendantes.
#mendorspas
Source CNN :
https://edition.cnn.com/interactive/2026/03/world/expose-rape-assault-online-vis-intl/index.html
Source OMS :
https://www.who.int/news-room/fact-sheets/detail/violence-against-women?form=MG0AV3&utm_source=chatgpt.com
Source Laboratoire Inovie :
https://inovie.fr/soumission-chimique-lettre-inovie/
Source du gouvernement français :
https://arretonslesviolences.gouv.fr/besoin-d-aide/soumission-chimique-et-vulnerabilite-chimique
Source du CRAFS :
https://lecrafs.com/
Source symtômes et chiffre AMELI :
https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/soumission-chimique/agression-soumission-vulnerabilite-chimique



