« Je ne pouvais parler à personne…
… Alors, peu à peu, j’ai appris à me taire.»
Pendant longtemps, j’ai cru que c’était normal.
Que dans une famille, on ne disait pas tout.
Qu’il fallait s’adapter, encaisser, avancer.
Je n’ai pas grandi dans le conflit.
Mais je n’ai pas grandi dans l’écoute non plus.
Quand j’essayais de parler de ce que je ressentais vraiment, on me répondait souvent trop vite.
On expliquait. On relativisait. On comparait.
Sans jamais vraiment m’entendre.
Alors j’ai appris à garder pour moi ce qui comptait.
Quand on ne se sent pas légitime de parler
À force de ne pas être accueillies, beaucoup de femmes apprennent à se taire.
Pas par choix. Par habitude.
On devient celle qui va bien.
Celle qui comprend les autres.
Celle qui ne fait pas de vagues.
Mais à l’intérieur, quelque chose s’éteint doucement :
le sentiment d’avoir une place pour dire, pour être, pour exister sans rôle à tenir.
Et souvent, on se dit :
« À qui pourrais-je parler, de toute façon ? »
Ce qui change quand on trouve un espace juste
La première fois que j’ai parlé dans un espace réellement bienveillant, j’ai été surprise.
Personne ne m’a interrompue.
Personne ne m’a dit ce que je devrais ressentir.
Personne n’a cherché à réparer ou à expliquer.
On m’a simplement écoutée.
Sans urgence.
Sans jugement.
Sans attente.
Ce n’était pas spectaculaire.
Mais c’était profondément apaisant.
ELLES : un lieu pour ne plus porter seule
L’association ELLES est née de ces histoires-là.
De femmes qui n’avaient pas de lieu pour déposer ce qu’elles vivent.
De femmes qui se sont longtemps senties trop sensibles, trop silencieuses, trop invisibles.
ELLES propose :
- des rencontres mensuelles, sans obligation de parler
- un cadre sécurisant, respectueux, confidentiel
- la possibilité de nous écrire un email, car parfois venir semble encore trop difficile
Ici, vous n’avez rien à prouver.
Vous pouvez venir écouter. Ou parler. Ou simplement être là.



